le crachoir

Activité en ligne de Tann Skaya aka Jonathann Gricourt. Ou l'inverse.
Le crachoir : nous y sommes On veut des chevals ! : regard sur un monde qui ne trotte pas rond Asmin Lazare : journal fictif d'une âme en fin de vie facebook : dis, tu veux être mon ami ? flickr : décharge picturale Compilation : souvenirs (plus ou moins) éthyliques Fin de séance : parfois, je vais au cinéma Motographie : une photo, un mot Rideau de fer Un café, s'il vous plaît
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March 24, 2008

Compilés.

HEURISTIQUE Prisonnier ni de ça, nid de las, mais d’une coquille opaque dont on ne perçoit que les vibrations affaiblies d’un lourd secret. Sonar captant les aspérités, la rugueur caractéristique des choses belles, comme ses choses à cacher. PEREGRIN Epargné par la clarté d’une situation qui résonne comme un non avoeu. En voeux-tu, en voie las. Miraculé des choses simples. 365 JOURS (OU PRESQUE) A trop ruminer la passion ne reste qu’une bile d’amertume. Acidité dévorante qui paralyse les envies. Trace un chemin et tourne en rond. Trace un chemin, pauvre con. JUNK EMOTIONS Efforts sans assurance amorcent une chute interminable vers des rêves incensés. Efforts sans assurance finissent par anéantir toute logique. Logique périlleuse, destructrice, la résolution d’un problème à la solution déjà connue. Quelques gouttes et te noie ; persévère et te tue. INLASSABLEMENT Autant que faire se peut profitons de déchirer ce qui ne peut se faire. N’en restera qu’une boule de chiffon en lambeaux. Et bien malin. FURTIVEMENT A force d’inavouées, les envies se lient au craintes de se perdre dans les méandres d’une attente en fuite. Prends le risque ? CLIMBATIZE Plaisir de ces lèvres en retenu qui frémissent de n’avouer. Si chavire, et après ? Curieux… MARQUE LE POINT Aux frais de je, absorbe les marques. Interrogations esquissées comme les sourires exquis en réponse laissés. Capitales marquées aux évidences qui nous manquent déjà. CHEVALS DE FRISE Se cabre et arrière toute évidence. Ne trotte plus, ne trotte plus rêve stérile. J’AI DES AILES Barrière infranchissable. Mis au pied du mur. Ecorché vif. Ne peux plus faire marche arrière. Fuite ou rejet. Fuite ou rejet. Coeur qui s’emballe. Faux pas. Faut pas. J’ai des ailes. Sers t’en. J’ai des ailes. Serre tant. SANS MAUX Au paradis des insensés, l’amoureux est roi. Pétrifié dans son habit de sens, les mots s’échappent. Charme délicat. SEULE LA MORT SAIT Au-delà des craintes s’animent des sourires anonymes. Contenance épargnée, témoignage sans voix d’une ardeur farouche. Renouveau amorcé ? D’une manière ou d’une autre. PAS BIEN Etat d’âme ou reposé. Joue sur les mots. Fantômes du passé. OBSESSION Qui s’entrechoque. Entrechoqué. Et bim, bam, boum. Ne reste qu’en boucle, l’obsession. VERTIGINEUSE Vertigineuse. Vertige et plus encore. Paralysé, se dérobe au regard soutenu. Timide est démasqué. Noyé. Gâché. Et quand bien même resterait-il nos sourires, ne sont que masque d’un désir pudique. Fais chier. KALASHNIKOV Nous avons tous nos kalash. Nous avons tous nos détresses. Comme cette jeune femme égarée au point de s’enfuir en courant, larmes aux yeux. Junk émotions. Qu’en disent les abeilles ? UNE ARAIGNEE AU MUR Aux incompris ne reste que le silence, accord ineffable partagé dans ces regards complices. Instants lucides des noyades distillées. SAUTE AUX YEUX Soutenance malheureuse de regards inconnus. DANS LA BOÎTE Les pensées enfermées dans une boîte à chapeau, jetée par la fenêtre, ne reste qu’un ruban. Un attache-coeur effilé. Un noue-passion de fortune. Et des bulles qui éclatent. Bulles de souvenirs. Souvenirs éthérés. Que s’est-il vraiment passé ? Réveil difficile. C’est dans la boîte. DE CHARYBDE EN SCYLLA A ne pas refléter ce à quoi l’on aspire, finit par naître l’étrange sensation, rare mais récurrente, de ne pas se sentir à sa place. Position certaine, ma tête contre les murs. Au fond, mes états d’âme de Charybde en Scylla. PETIT CORPS MALADE Brûle et papillonne ce corps qui n’accepte pas l’effort. Rougeurs insupportables. Brûle et ronge au moindre souffle. Coeur qui s’emballe, ventre qui grince. Fais semblant de tenir le coup. C’ETAIT HIER Des instants savoureux, aux regards qui se croisent, ne restent bien souvent que des flashes éthyliques. Comme si de ne rien n’était. Trognons mais irréels. VA DORMIR De bulles en bocks les pensées prennent une saveur éthérée, légère et fugace qui offrent un plaisir satisfait. Demain semblera ridicule. Peu importe, l’instant est un régal. Et ça ne se passe que dans la tête. PORTE-A-FAUX-SEMBLANTS Claque la porte. Des faux-semblants qui à défaut semblent en accord avec nos langues de putes qui lèchent le cul des pontes pour en racler la merde. Bullshit, directement sorti de leur boule, servi dans des pots-semblants. Pots pourris prêts à tartiner le monde, l’embaumer de sa puanteur contrefaite qui ne nous écoeure même plus. Fuck tralala. DANSE DE LA PLUIE BIZARRE Aux parallèles qui se croisent, un sentiment de choc frontal laisse apparaître la fébrilité du lien surgissant. Et quand bien même cette phrase voudrait dire quelque chose, encore faut-il que les pigeons sâchent utiliser un trombone. FERME LES YEUX Donne moi la main. Je t’emmène. C’est un cheval de manège, un cheval de bois. Aux fers grinçants qui sifflent un air oublié. Et puis on chevauche les étoiles, carburant des rêves naïfs. Les cheveux qui dansent jusqu’à ce que l’on soit trop haut pour s’arrêter. Pour y penser. Et puis la chute, si douce, vers ce manège qui continue de danser. Sans s’arrêter. Sans s’arrêter.